Une modification des zones d’applications de la loi Pinel

Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, a décidé de redéfinir le zonage éligible pour la loi Pinel à partir de l’année 2018. On garde le zonage en A/B/C, mais C ne pourra plus en jouir à partir du 31 décembre 2017.

Le nouveau zonage Pinel

Auparavant, la loi Pinel a divisé les villes éligibles dans plusieurs zones : Abis, A, B1, B2 et C. Ses conditions, notamment celles portant sur le plafond du loyer et le revenu maximal des locataires, changent d’une zone à une autre depuis sa mise en application en 2014. Désormais, il ne sera plus possible d’investir dans l’immobilier locatif en zone C à partir de la fin de cette année 2017. Par contre, 2018 sera la dernière année d’éligibilité pour l’investissement en zone B2.

L’intérêt de ce recentrage

La révision subie par les différentes zones Pinel en ce moment répond avant tout au besoin du marché locatif actuel. Certaines communes ont été reclassées d’une zone à une autre pour mieux faire face au marché immobilier du moment. En gros, les zones éligibles à partir de 2019 seront seulement les zones Abis, A et B1. C’est également dans ce cadre que ladite loi a été prolongée jusqu’en 2021. Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, vise ainsi à dynamiser les zones Pinel tendues.

1200 communes touchées

En tout, on compte 1200 communes concernées par ce nouveau zonage du dispositif Pinel. Certaines villes de Lyon et de Marseille se trouvent désormais en zone Abis et A. Le Havre et Dijon sont passés de la zone B2 à la zone B1 en revanche. 600 villes anciennement classées dans la zone C ont changé de place vers la zone B1 pour poursuivre jusqu’en 2021 et en B2 pour terminer en 2018.

Fin de l’investissement en Pinel en Outre-Mer ?

Les Départements, Territoires et Communautés d’Outre-Mer, comme La Réunion, Polynésie française ou encore Guadeloupe, bénéficient aussi de la loi Pinel. De ce fait, ils sont également concernés par ce nouveau zonage. S’ils faisaient partie de la zone B2 auparavant, ils sont désormais reclassés dans la zone B1. La fin de l’éligibilité de la zone B2 en 2018 ne touche donc pas les DOM-TOM. C’est une bonne nouvelle pour les futurs investisseurs, car ces régions sont encore plus avantageuses que la Métropole, puisque l’économie d’impôts y dépasse les 20 % et atteint les 32 % (12 ans).